Comment je suis devenu procrastineuse pro

Comme je te disais hier, j’ai très envie de te partager avec toi le chemin qui m’a conduit à la procrastination, j’avoue que j’étais resté très vague dans mon article « J’arrête de procrastiner ! ».

Cette façon de vivre ne viens pas d’aujourd’hui, il m’a fallu prendre la machine à remonter le temps de mon cerveau, c’est dans les maux de mon passé que j’en ai retrouvé l’origine.

 

Alors que je n’étais pas bien grande certains évènements de la vie m’ont conduit à agir ainsi, au départ il y a les mots que j’entend encore parfois, ils ne s’adressent plus à moi mais c’est rigolo de voir comment ils sont si bien ancrés dans notre société, nous n’avons juste pas conscience, nous adulte de l’influence négative qu’ils peuvent avoir sur des enfants et j’avoue que ça me fait peur quand ils s’adressent à mes doudous. Je vais t’en citer quelques unes et si tu me connais tu me diras surement que parfois même moi j’ai pu le dire (je songe sérieusement à ma corriger, sois rassurer).

*Il (elle) a des facilités    *Il (elle) n’a pas besoin d’apprendre, il suffit qu’il (elle) écoute en classe    *Il (elle) retient tout en un claquement de doigt    *Il (elle) a juste besoin de lire une seul fois pour connaitre son cours

Ou pire

*Il (elle) ne fiche rien    *Il (elle) travaille que lorsqu’il (elle) en a envie    *Il (elle) ne pense qu’à s’amuser    *Il (elle) travaille qu’à la tête du client    *Il (elle) joue les touristes

Toutes ces phrases ont fait partie de ma vie plus ou moins, seulement voilà personne ne c’est rendu compte que toutes ces mots finiraient par avoir une incidence sur mon comportement futur, que cela ne me permettrait pas d’avoir la bonne méthodologie à l’avenir (Tu comprends surement mieux pourquoi je veux me corriger vis-à-vis de mes enfants car je sais que ça ne leur donnera jamais le chemin pour réussir leur vie, comme eux le souhaite).

 

En grandissant j’ai commencé à prendre de mauvaise habitude, si j’y réfléchis bien c’était vrai et ça l’est encore, je suis capable d’assimiler quantité d’information en peu de temps et de les restituer longtemps après. Alors que s’est-il passé ? Je me suis reposé sur mes laurier comme dirait quelqu’un et puis pourquoi m’affoler à apprendre. Pas facile ensuite d’apprendre un an de cours en une semaine, compliqué aussi de tout retenir convenablement quand on pense à autre chose, difficile de tout retenir quand on juste pas la motivation et puis parfois comment ressortir par écrit toute mes pensées entremêlées. Tu l’auras compris à la fin de chaque contrôle, la pression me faisait perdre parfois le fil et il manquait la moitié, ce qui me posait le plus de souci c’était pour qui je travaillais je crois que j’ai mis beaucoup trop de temps à comprendre que ce n’était pas pour mon entourage.

 

Si on reprend correctement, en primaire ça marchait, en cas de cerveau embrouillé, je brodais un peu et ça passait, tant que j’avais la moyenne pas besoin de me fatiguer. C’est ensuite que tout à dégênerai, le plus dure c’était les remarques négatives qui me tirait vers le fond (faignasse, un baobab qui poussent dans chaque main), je n’étais pas d’accord avec ce qu’on me disait mais je n’avais qu’à me taire, alors j’en ai joué et pas qu’un peu j’avoue, à quoi bon me fatiguer à essayer de retenir ou même pourquoi ressortir ce que je sais puisque je ne suis qu’une bonne à rien. C’est moche la crise d’adolescence surtout avec moi.

Je me suis donc reposé tranquillement en attendant que ça passe, quelqu’un finirait bien par se rendre compte que quelque chose clochait, je n’avais pas vu la mise en application de la menace internat qui fut l’apothéose de mon je-m’en-foutisme. Je me rends bien trop tard de ma méchanceté mais cela ne m’a pas empêché de finir par faire les études que je voulais, j’avoue que maintenant je me demande souvent à quoi tout cela m’aura servie sauf d’avoir attrapé une mauvaise, très mauvaise manie.

 

Petit récapitulatif, depuis le collège j’ai appris à sous-estimer le temps qu’il me fallait, je m’active au dernier moment en me retrouvant sous pression sans motivation, je me fatigue un peu plus chaque jour (perte de concentration, perte de confiance en moi, peur de mes choix, peur de dire ce que je pense savoir, …) en m’empêchant simplement de commencer parfois.

En grandissant je me suis éloigné de la personne que je voulais être pour des raisons qui me semblent si bête maintenant mais qui me paraissaient si vrai autrefois. Je laisse se passer derrière aujourd’hui, je fais ce choix pour moi mais aussi pour mes minis, je sais que le monde à tellement à m’apprendre et qu’il me faudrait plusieurs vies pour tout connaitre, je veux être un exemple pour eux et pas un frein. J’ai envie de leur soif de découverte et d’apprentissage, et non de on verra demain en attendant que ça se passe. J’espère vraiment leur donner un environnement plus sain avec une philosophie large d’esprit. Mon rêve ultime serait une vie ou la seule contrainte se nommerait ‘’Découverte, Expérience, Soif de connaissance’’

Voilà comment un beau jour la procrastination et moi on s’est croisé et qu’on a malencontreusement décidé de passer un bout de chemin ensemble.

 

A toi maintenant : Tu connais la procrastination ? Occasionnelle ? Régulière ? Niveau Amateurisme ou Professionnel ? Tu veux la quitter ? Qu’elles sont tes chemins parcourus avec ou sans elle ?

 

Sois toi, Crois en toi et Vie ce bonheur

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